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Le semaglutide, agoniste du récepteur du glp-1. Intérêt dans le diabète de type 2 et dans l’obésité

Cette revue est consacrée à l’agoniste du récepteur du GLP-1 le plus récent en date, le semaglutide, d’administration SC hebdomadaire, utilisé aux doses de 0,5 et 1 mg/semaine dans le DT2 et de 2,4 mg/semaine dans l’obésité et l’excès pondéral (dose de 2,4 mg non  disponible en France). Chez des patients atteints de DT2, avec une durée de traitement de 30 semaines, on observe aux doses de semaglutide de 0,5 et 1 mg/semaine des diminutions moyennes de l’HbA1c respectivement comprises entre 1,35 et 1,45%  et entre 1,55 et 1,80% (placebo diminution de 0,2%) et des pertes de poids moyennes comprises entre 3,5 et 3,7 kg et 4,5 et 6,4 kg respectivement (moins 0,98 kg sous placebo)

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Nouvel anti-diabetique injectable : le Tirzepatide, premier agoniste double GLP-1 et GIP

Le tirzepatide est un nouvel antidiabétique hebdomadaire injectable par voie sous-cutanée (SC), double agoniste des récepteurs du GLP-1 et du GIP, développé pour compléter les actions métabolique exercées via le récepteur du GLP-1. Le but était aussi de réduire les effets secondaires digestifs des analogues retard du GLP-1, particulièrement utiles dans la prise en charge du diabète de type 2 (DT2)  puisqu’ils réduisent non seulement l’hyperglycémie chronique et le poids de manière efficace, mais aussi le risque de complications cardiaques et vasculaires qui font la gravité du DT2. L’analyse des résultats des essais de phase 2 et 3 (5 essais de phase 3 publiés à ce jour, avec des résultats concordants) montre que le traitement par tirzepatide entraîne, comparé au placebo, une réduction en moyenne de l’HbA1c à 40 semaines de près de 2% (-1.94%). Cet effet est dose-dépendant, avec une réduction moyenne de l’HbA1c  vs. placebo comprise entre -1,8% et 2,1% pour des doses de 5 à 15 mg. La réduction de la glycémie à jeun est en moyenne de -0,54 g/L, celle du  poids à moyen et long termes (26 et 40 semaines) de -8.5 kg. Des résultats favorables ont été observés sur les marqueurs de la stéato-hépatite non alcoolique (NASH) et sur les paramètres lipidiques athérogènes du sérum. La tolérance du tirzepatide est acceptable, comparable à celle des analogues retard du GLP-1 :  3% des patients inclus dans les différents essais ont présenté une hypoglycémie, 4% des effets secondaires sérieux, avec 7% d’arrêts du traitement.

Ces résultats sont prometteurs. Néanmoins les résultats d’études à plus long terme sont nécessaires, ainsi que les données sur les effets vis-à-vis des complications cardiaques et vasculaires et de la mortalité, encore en attente.

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Traitement de l’obésité : le liraglutide, analogue du GLP-1

Le liraglutide, analogue du GLP-1, connu des longue date dans le traitement du diabète de type 2, vient d’être autorisé en France à la dose de 3 mg/24h par voie sous-cutanée, avec pour indication l’obésité ou l’excès pondéral avec co-morbidités, en association aux modifications en profondeur des habitudes de vie, contrôle de l’alimentation et activité physique, et prise en charge psychologique. Un ensemble d’études réalisées avec le liraglutide indique avec un recul maximal de 3 ans une nette efficacité contre placebo, en termes de perte de poids en valeur absolue (perte de 6,5 à 8,4 kg selon les études et la durée de traitement), d’amélioration métabolique (prévention du diabète de type 2, traitement des apnées du sommeil et correction des anomalies biologiques et histologiques de la stéatohépatite non alcoolique). Les effets préventifs cardiovasculaires du liraglutide avaient été préalablement démontrés par l’étude LEADER dans le diabète de type 2. Si les effets secondaires gastro-intestinaux (nausées, diarrhée, constipation, vomissements) sont fréquents en début de traitement (67% en moyenne de 7 études vs. 43% dans les groupes placebo,  ils sont légers à modérés dans la majorité des cas et transitoire dans plus de 90% des cas. Les effets secondaires graves (lithiase vésiculaire compliquée ou non (1,6% vs. 0,56%), voire pancréatite aiguë (0,30% vs. 0,07%) sont en revanche exceptionnels. Un arrêt de traitement imputable aux effets secondaires est rapporté en moyenne chez 10,5% des patients des groupes traités par liraglutide (vs. 4,5% dans les groupes placebo).

Le liraglutide, en dépit de ces effets secondaires, constitue un appoint intéressant aux modifications des habitudes de vie, contrôle de l’alimentation et activité physique qui restent indispensables.

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Ivermectine et Covid-19

L’ivermectine, antiparasitaire utilisé depuis des décennies et dont la sécurité d’emploi est bien connue, est active contre le SARS-Cov 2 in vitro et dans des modèles animaux. De ce fait, son utilisation a été proposée comme traitement de la COVID-19. En prophylaxie, chez des sujets exposés à des patients atteints de la COVID-19, l’ivermectine réduit la transmission de la maladie de 92% (résultats de 3 essais randomisés et contrôlés et de 4 études observationnelles). En traitement curatif, des résultats montrant l’efficacité de l’ivermectine sont observés dans 2/3 des essais randomisés et contrôlés : 7 essais sur 11 (plus un essai avec une tendance proche de la significativité) réalisés avec une dose unique d’ivermectine (63,6%) et 6 essais sur 9 (66,6%) (plus un essai avec une tendance proche de la significativité) quand l’ivermectine est administrée de manière répétée pendant plusieurs jours. La méta-analyse des 5 essais randomisés contrôlés dans lesquels la mortalité était un critère pré-défini met en évidence une réduction de 76,6% du risque de décès chez les patients traités par ivermectine. Une méta-analyse de 18 essais permet de conclure chez les patients traités par ivermectine à une diminution significative du délai de guérison, de la durée d’hospitalisation et du portage viral. Une méta-analyse portant sur 55 essais conclut à une amélioration chez 79% des patients en cas de traitement précoce par l’ivermectine et de 46% en traitement tardif. L’ensemble des études confirme la très bonne tolérance de l’ivermectine, sans aucun effet secondaire sérieux ou grave.

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Vitamine D et Covid-19

Les résultats convergents d’études récentes ont montré qu’une insuffisance en vitamine D, fréquente dans la population française (40 à 50%) et notamment chez les personnes âgées (50 à 80%), était associée à une plus grande fréquence et à une sévérité plus importante de la COVID-19. Les résultats cohérents de quatre études prospectives, dont deux randomisées, apportent la preuve qu’une supplémentation en vitamine D, notamment chez les sujets âgés, réduit de manière significative la fréquence et la gravité de la maladie et le risque de décès.

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REMDESIVIR ET COVID-19

Le traitement de la COVID-19, maladie émergente s’il en est, soulève de nombreuses questions. Un antiviral, le remdesivir, initialement testé dans l’Ebola, a été ainsi été proposé pour la COVID-19. Après des données in vitro et en expérimentation animale positives (voir revue in références 1 et 2), cette molécule a suscité des espoirs après le traitement d’un premier cas humain rapporté fin janvier 2020, chez une infirmière atteinte de COVID-19 à vrai dire de faible gravité (3).

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Avec la dapaglifozine, une nouvelle classe d’antidiabétiques oraux, les inhibiteurs du SGLT2, est disponible en France

La dapaglifozine, destinée au traitement du diabète de type 2 (DT2), est disponible en France depuis le 1er avril 2020. Inhibiteur sélectif du co-transporteur glucose-sodium 2 (SGLT2) du tubule rénal, elle entraîne une glycosurie d’environ 70 g/24h, ce qui conduit à une réduction de l’hyperglycémie et à une perte énergétique…

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Nouvelle recommandation de l’EASD et de l’ADA sur le diabète de type 2 : une place importante est faire aux agonistes du récepteur GLP-1 et aux inhibiteurs du SGLT2

Nouvelle recommandation de l’EASD et de l’ADA sur le diabète de type 2 : une place importante est faire aux agonistes du récepteur GLP-1 et aux inhibiteurs du SGLT2   Analyse commentée réalisée par Pr Pierre-Jean Guillausseau   Résumé La prévention

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MISE AU POINT : Agonistes du récepteur du GPL-1 et réduction du risque cardiovasculaire dans le diabète de type 2 

La prévention des complications cardiovasculaires, première cause de décès dans le diabète de type 2 (DT2), est un objectif thérapeutique majeur. Le contrôle de l’équilibre glycémique seul par les antidiabétiques oraux jusqu’à là disponibles et l’insuline, s’est avéré incapable de répondre à ce problème. Parmi les nouvelles classes d’antidiabétiques oraux, la plupart des analogues du GLP-1ont fait la preuve de leur efficacité cardiovasculaire, selon les résultats des études de sécurité cardiovasculaires réalisées à la demande des autorités de santé américaines et européennes pour les nouveaux antidiabétiques…

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