Le tirzepatide est un nouvel antidiabétique hebdomadaire injectable par voie sous-cutanée (SC), double agoniste des récepteurs du GLP-1 et du GIP, développé pour compléter les actions métabolique exercées via le récepteur du GLP-1. Le but était aussi de réduire les effets secondaires digestifs des analogues retard du GLP-1, particulièrement utiles dans la prise en charge du diabète de type 2 (DT2) puisqu’ils réduisent non seulement l’hyperglycémie chronique et le poids de manière efficace, mais aussi le risque de complications cardiaques et vasculaires qui font la gravité du DT2. L’analyse des résultats des essais de phase 2 et 3 (5 essais de phase 3 publiés à ce jour, avec des résultats concordants) montre que le traitement par tirzepatide entraîne, comparé au placebo, une réduction en moyenne de l’HbA1c à 40 semaines de près de 2% (-1.94%). Cet effet est dose-dépendant, avec une réduction moyenne de l’HbA1c vs. placebo comprise entre -1,8% et 2,1% pour des doses de 5 à 15 mg. La réduction de la glycémie à jeun est en moyenne de -0,54 g/L, celle du poids à moyen et long termes (26 et 40 semaines) de -8.5 kg. Des résultats favorables ont été observés sur les marqueurs de la stéato-hépatite non alcoolique (NASH) et sur les paramètres lipidiques athérogènes du sérum. La tolérance du tirzepatide est acceptable, comparable à celle des analogues retard du GLP-1 : 3% des patients inclus dans les différents essais ont présenté une hypoglycémie, 4% des effets secondaires sérieux, avec 7% d’arrêts du traitement.
Ces résultats sont prometteurs. Néanmoins les résultats d’études à plus long terme sont nécessaires, ainsi que les données sur les effets vis-à-vis des complications cardiaques et vasculaires et de la mortalité, encore en attente.
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