Monthly Archives: juillet 2021

Traitement de l’obésité : le liraglutide, analogue du GLP-1

Le liraglutide, analogue du GLP-1, connu des longue date dans le traitement du diabète de type 2, vient d’être autorisé en France à la dose de 3 mg/24h par voie sous-cutanée, avec pour indication l’obésité ou l’excès pondéral avec co-morbidités, en association aux modifications en profondeur des habitudes de vie, contrôle de l’alimentation et activité physique, et prise en charge psychologique. Un ensemble d’études réalisées avec le liraglutide indique avec un recul maximal de 3 ans une nette efficacité contre placebo, en termes de perte de poids en valeur absolue (perte de 6,5 à 8,4 kg selon les études et la durée de traitement), d’amélioration métabolique (prévention du diabète de type 2, traitement des apnées du sommeil et correction des anomalies biologiques et histologiques de la stéatohépatite non alcoolique). Les effets préventifs cardiovasculaires du liraglutide avaient été préalablement démontrés par l’étude LEADER dans le diabète de type 2. Si les effets secondaires gastro-intestinaux (nausées, diarrhée, constipation, vomissements) sont fréquents en début de traitement (67% en moyenne de 7 études vs. 43% dans les groupes placebo,  ils sont légers à modérés dans la majorité des cas et transitoire dans plus de 90% des cas. Les effets secondaires graves (lithiase vésiculaire compliquée ou non (1,6% vs. 0,56%), voire pancréatite aiguë (0,30% vs. 0,07%) sont en revanche exceptionnels. Un arrêt de traitement imputable aux effets secondaires est rapporté en moyenne chez 10,5% des patients des groupes traités par liraglutide (vs. 4,5% dans les groupes placebo).

Le liraglutide, en dépit de ces effets secondaires, constitue un appoint intéressant aux modifications des habitudes de vie, contrôle de l’alimentation et activité physique qui restent indispensables.

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Ivermectine et Covid-19

L’ivermectine, antiparasitaire utilisé depuis des décennies et dont la sécurité d’emploi est bien connue, est active contre le SARS-Cov 2 in vitro et dans des modèles animaux. De ce fait, son utilisation a été proposée comme traitement de la COVID-19. En prophylaxie, chez des sujets exposés à des patients atteints de la COVID-19, l’ivermectine réduit la transmission de la maladie de 92% (résultats de 3 essais randomisés et contrôlés et de 4 études observationnelles). En traitement curatif, des résultats montrant l’efficacité de l’ivermectine sont observés dans 2/3 des essais randomisés et contrôlés : 7 essais sur 11 (plus un essai avec une tendance proche de la significativité) réalisés avec une dose unique d’ivermectine (63,6%) et 6 essais sur 9 (66,6%) (plus un essai avec une tendance proche de la significativité) quand l’ivermectine est administrée de manière répétée pendant plusieurs jours. La méta-analyse des 5 essais randomisés contrôlés dans lesquels la mortalité était un critère pré-défini met en évidence une réduction de 76,6% du risque de décès chez les patients traités par ivermectine. Une méta-analyse de 18 essais permet de conclure chez les patients traités par ivermectine à une diminution significative du délai de guérison, de la durée d’hospitalisation et du portage viral. Une méta-analyse portant sur 55 essais conclut à une amélioration chez 79% des patients en cas de traitement précoce par l’ivermectine et de 46% en traitement tardif. L’ensemble des études confirme la très bonne tolérance de l’ivermectine, sans aucun effet secondaire sérieux ou grave.

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Les CAR-T cells font la course dans le Myélome Multiple

Le Myélome Multiple (MM) reste incurable à ce jour. Pourtant, il s’agit d’une des pathologies hématologiques ayant connu le plus de développement de nouvelles molécules sur les dernières années. Aujourd’hui les patients bénéficient de multiples lignes de traitement combinant plusieurs classes thérapeutiques parmi les IMIDS (thalidomide, lenalidomide, pomalidomide), les inhibiteurs du protéasome (bortezomib, carfilzomib, ixasomib) et anticorps monoclonaux (daratumumab): Les combinaisons thérapeutiques sont particulièrement efficaces puisqu’elles permettent dans certains cas l’obtention d’une maladie résiduelle moléculaire indétectable (MRD). La rechute après l’épuisement de ces classes thérapeutiques (MM triple réfractaires) reste un challenge d’autant plus important.

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