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Actualité scientifique

Sensibilité de la culture de l’ECBU après antibiothérapie probabiliste

22 août 2022

La sensibilité de l’ECBU chez un patient ayant reçu une antibiothérapie préalable n’est pas connue. En pratique courante, le recueil de l’ECBU avant de débuter une antibiothérapie probabiliste n’est pas toujours possible (urgence vitale ne permettant pas de retarder le début du traitement, retard à la miction) ce qui pose des difficultés de documentation et d’interprétation des résultats pour ces infections qui sont parmi les plus fréquentes. De plus, recourir à des moyens invasifs comme la pose d’une sonde urinaire pour recueillir les urines avant l’antibiothérapie expose à d’autres complications.

Un ECBU réalisé précocement après une 1ere dose d’antibiotique est-il interprétable ?

C’est l’objet de cette étude

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Hématologie

Efficacité de l’andexanet alpha dans la prise en charge des hémorragies majeures survenant au cours du traitement par anti-facteur Xa

6 août 2022

Les anticoagulants oraux dirigés contre le facteur X activé (FXa) ont démontré leur efficacité anti-thrombotique, notamment dans la prévention des embolies systémiques au cours de la fibrillation atriale (FA) et de la récidive thrombotique chez les patients présentant un évènement thromboembolique veineux (ETEV). L’andexanet alpha est un FXa recombinant inactif développé pour la réversion des traitements anti-FXa. L’objectif de l’étude ANNEXA-4 était d’évaluer l’efficacité de l’andexanet sur la réduction de l’activité anti-Xa plasmatique et sur l’hémostase clinique obtenue lors d’une hémorragie majeure survenant au cours du traitement par anti-Xa.

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Hématologie

Purpura thrombopénique immunologique : le Rituximab devient ATRA-ctif

25 mars 2022

Le purpura thrombopénique immunologique (PTI) est une pathologie ayant près de dix siècles d’histoire. Décrite en 1025, le caractère immunologique est mis en évidence en 1916, le traitement princeps (corticoïdes) est utilisé pour la première fois en 1949 et les agonistes du récepteur à la thrombopoietine (TPO-RA) sont introduits en 2008.

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Métabolisme

Le semaglutide, agoniste du récepteur du glp-1. Intérêt dans le diabète de type 2 et dans l’obésité

15 mars 2022

Cette revue est consacrée à l’agoniste du récepteur du GLP-1 le plus récent en date, le semaglutide, d’administration SC hebdomadaire, utilisé aux doses de 0,5 et 1 mg/semaine dans le DT2 et de 2,4 mg/semaine dans l’obésité et l’excès pondéral (dose de 2,4 mg non  disponible en France). Chez des patients atteints de DT2, avec une durée de traitement de 30 semaines, on observe aux doses de semaglutide de 0,5 et 1 mg/semaine des diminutions moyennes de l’HbA1c respectivement comprises entre 1,35 et 1,45%  et entre 1,55 et 1,80% (placebo diminution de 0,2%) et des pertes de poids moyennes comprises entre 3,5 et 3,7 kg et 4,5 et 6,4 kg respectivement (moins 0,98 kg sous placebo)

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Hématologie

Prise en charge ambulatoire de l’embolie pulmonaire : score de PESI simplifié ou règle HESTIA ? L’étude HOME-PE

27 décembre 2021

Les recommandations internationales suggèrent une prise en charge ambulatoire des patients atteints d’embolie pulmonaire (EP) à faible risque, lorsque les conditions, notamment sociales, sont réunies (Konstantinides et al. 2019). Les recommandations de la société européenne de cardiologie proposent l’évaluation du risque de mortalité à 30 jours par le score Pulmonary Embolism Severity Index (PESI) ou simplified Pulmonary Embolism Severity Index (sPESI) (Konstantinides et al. 2019). Une alternative à ce score est la règle HESTIA, prenant en compte des paramètres d’examen clinique mais également biologiques, anamnestiques et sociaux. L’objectif de cette étude est de comparer l’efficacité et la sécurité d’emploi du score sPESI vs la règle HESTIA pour l’orientation vers une prise en charge ambulatoire des patients atteints d’EP.

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Médecine Interne

Abelacimab pour la prévention primaire des évènements thrombo-emboliques veineux

21 décembre 2021

Le 19 juillet 2021, Verhamme et al. publiaient dans le NEJM une étude de phase 2 multicentrique et internationale comparant différents protocoles d’abelacimab à l’énoxaparine dans la prévention des thromboses veineuses profondes (TVP) radiologiques ou cliniques survenant après arthroplastie complète de genou. L’abelacimab, développé par Anthos Parmaceutics®, est un anticorps monoclonal humain qui se lie au site catalytique du facteur XI, intervenant dans la voie intrinsèque de la coagulation, le laissant dans sa conformation de pro-enzyme, bloquant par la suite son activation par la thrombine et le Facteur XII activé.

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Hématologie

La surcharge en fer dans les myelodysplasies bas risque : un marqueur de sévérité et une cible thérapeutique à repenser

20 décembre 2021

Les myélodysplasies (MDS) sont des hémopathies malignes clonales hétérogènes révélées dans 90% des cas par une anémie isolée. Cette anémie est la conséquence d’une érythropoïèse inefficace, qui est associée à une surcharge en fer spontanée, indépendante mais aggravée par les transfusions en culots globulaires (CG)1. En effet, le signal d’hypoxie associé à l’anémie entraine la synthèse d’érythropoïétine (EPO) qui va indirectement (notamment via GDF15 et l’erythroferone (ERFE)) réprimer l’hepcidine, hormone centrale de la régulation de l’absorption du fer. En l’absence d’hepcidine, l’absorption intestinale du fer et le relargage du fer des sites de stockage sont continuels. Le principal consommateur du fer, l’érythropoïèse, étant défaillant et puisqu’il n’existe pas de système d’élimination naturel du fer, celui-ci s’accumule, dépasse les capacités de stockage, et se retrouve sous forme libre (labile plasma iron-LPI, non transferin bound iron -NTBI).

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Métabolisme

Nouvel anti-diabetique injectable : le Tirzepatide, premier agoniste double GLP-1 et GIP

17 décembre 2021

Le tirzepatide est un nouvel antidiabétique hebdomadaire injectable par voie sous-cutanée (SC), double agoniste des récepteurs du GLP-1 et du GIP, développé pour compléter les actions métabolique exercées via le récepteur du GLP-1. Le but était aussi de réduire les effets secondaires digestifs des analogues retard du GLP-1, particulièrement utiles dans la prise en charge du diabète de type 2 (DT2)  puisqu’ils réduisent non seulement l’hyperglycémie chronique et le poids de manière efficace, mais aussi le risque de complications cardiaques et vasculaires qui font la gravité du DT2. L’analyse des résultats des essais de phase 2 et 3 (5 essais de phase 3 publiés à ce jour, avec des résultats concordants) montre que le traitement par tirzepatide entraîne, comparé au placebo, une réduction en moyenne de l’HbA1c à 40 semaines de près de 2% (-1.94%). Cet effet est dose-dépendant, avec une réduction moyenne de l’HbA1c  vs. placebo comprise entre -1,8% et 2,1% pour des doses de 5 à 15 mg. La réduction de la glycémie à jeun est en moyenne de -0,54 g/L, celle du  poids à moyen et long termes (26 et 40 semaines) de -8.5 kg. Des résultats favorables ont été observés sur les marqueurs de la stéato-hépatite non alcoolique (NASH) et sur les paramètres lipidiques athérogènes du sérum. La tolérance du tirzepatide est acceptable, comparable à celle des analogues retard du GLP-1 :  3% des patients inclus dans les différents essais ont présenté une hypoglycémie, 4% des effets secondaires sérieux, avec 7% d’arrêts du traitement.

Ces résultats sont prometteurs. Néanmoins les résultats d’études à plus long terme sont nécessaires, ainsi que les données sur les effets vis-à-vis des complications cardiaques et vasculaires et de la mortalité, encore en attente.

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Actualité scientifique

Traitement de l’obésité : le liraglutide, analogue du GLP-1

24 juillet 2021

Le liraglutide, analogue du GLP-1, connu des longue date dans le traitement du diabète de type 2, vient d’être autorisé en France à la dose de 3 mg/24h par voie sous-cutanée, avec pour indication l’obésité ou l’excès pondéral avec co-morbidités, en association aux modifications en profondeur des habitudes de vie, contrôle de l’alimentation et activité physique, et prise en charge psychologique. Un ensemble d’études réalisées avec le liraglutide indique avec un recul maximal de 3 ans une nette efficacité contre placebo, en termes de perte de poids en valeur absolue (perte de 6,5 à 8,4 kg selon les études et la durée de traitement), d’amélioration métabolique (prévention du diabète de type 2, traitement des apnées du sommeil et correction des anomalies biologiques et histologiques de la stéatohépatite non alcoolique). Les effets préventifs cardiovasculaires du liraglutide avaient été préalablement démontrés par l’étude LEADER dans le diabète de type 2. Si les effets secondaires gastro-intestinaux (nausées, diarrhée, constipation, vomissements) sont fréquents en début de traitement (67% en moyenne de 7 études vs. 43% dans les groupes placebo,  ils sont légers à modérés dans la majorité des cas et transitoire dans plus de 90% des cas. Les effets secondaires graves (lithiase vésiculaire compliquée ou non (1,6% vs. 0,56%), voire pancréatite aiguë (0,30% vs. 0,07%) sont en revanche exceptionnels. Un arrêt de traitement imputable aux effets secondaires est rapporté en moyenne chez 10,5% des patients des groupes traités par liraglutide (vs. 4,5% dans les groupes placebo).

Le liraglutide, en dépit de ces effets secondaires, constitue un appoint intéressant aux modifications des habitudes de vie, contrôle de l’alimentation et activité physique qui restent indispensables.

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Hématologie

Les CAR-T cells font la course dans le Myélome Multiple

8 juillet 2021

Le Myélome Multiple (MM) reste incurable à ce jour. Pourtant, il s’agit d’une des pathologies hématologiques ayant connu le plus de développement de nouvelles molécules sur les dernières années. Aujourd’hui les patients bénéficient de multiples lignes de traitement combinant plusieurs classes thérapeutiques parmi les IMIDS (thalidomide, lenalidomide, pomalidomide), les inhibiteurs du protéasome (bortezomib, carfilzomib, ixasomib) et anticorps monoclonaux (daratumumab): Les combinaisons thérapeutiques sont particulièrement efficaces puisqu’elles permettent dans certains cas l’obtention d’une maladie résiduelle moléculaire indétectable (MRD). La rechute après l’épuisement de ces classes thérapeutiques (MM triple réfractaires) reste un challenge d’autant plus important.

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